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 According to you i'm a foolish boy. Right? @MADDIE

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Eh mais c'est Hadrien A. Perec !

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MessageSujet: According to you i'm a foolish boy. Right? @MADDIE   Ven 18 Juin - 11:34


Le réveil affichait 9H23. S’étirant de tout son long dans son lit, il grogna puis se frotta le visage vigoureusement. Il fixa le plafond, essayant de reprendre ses esprits. Que s’était-il exactement passé hier soir ? Il ne savait pas vraiment. Il n’arrivait pas à réfléchir correctement étant donné la gueule de bois qu’il avait. Il se leva, s’appuya sur ses coudes et découvrit la chambre. Des corps inertes. La pièce ressemblait à un champs de bataille. Il souffla. La fatigue l’abrutissait. Il reconnaissait certaine des personnes présentes. Il tourna la tête à droite. Le même spectacle. Et puis à gauche. A ses côtés, un petit corps recroquevillé respirait paisiblement. Madeleine. Il ne pu s’empêcher de sourire. Des images lui revinrent : Lui l’embrassant devant son demi-frère. L’image était nette, claire. Et pourtant avait quelque chose d‘irréelle. Ca n’avait pas pu arriver, étant donné que leur contrat stipulait bien simplement des ‘faux-semblants’. Au grand damne de Hadrien. Elle l’attirait, il en était conscient. Mais ce n’était pas réciproque. Alors il ne l’avait avoué à personne. Ce n’était pas son genre de ne pas obtenir ce qu’il voulait. Et puis leur petit secret serait mis à jour. Ce qui bien sur n’était pas le but du contrat.

Il se leva doucement, ne voulant pas réveiller la jeune fille. Il enjamba les personnes endormies et se dirigea vers la cuisine en traînant des pieds. L’appartement était sans dessus dessous. Des bouteilles jonchaient sur le sol vide. Des mégots parsemaient le sol. Du rouge à lèvres recouvraient les immenses miroirs d’inscription dénuées de sens. Le tout était réparables. Et heureusement pour lui, sa mère et Philippe ne rentraient que le sur-lendemain. Son demi-frère Paco dormait sur le canapé. Hadrien eu une envie soudaine de lui en faire baver. Sans doute pour avoir essayer de toucher Maddie.

Une fois dans la cuisine –vide- il se fit un expresso bien serré. Puis un deuxième. Et un troisième. Hadrien était un drogué à la caféine. Une des rares choses dont il avait réellement besoin. Il s’appuya contre le plan de travail, ferma les yeux et se pinça l’arrête du nez. Il avait mal au crâne , des courbatures partout et l’estomac en vrac. Décidément, il était allé trop loin hier. Il souffla, se resservit un énième café. La maison était plongé dans un silence reposant. Aucun bruit, pas même les respirations es invités endormis. Rien. Mais au loin il crut entendre des pas légers, en provenance du fond de la demeure. Quelqu’un s’était levé. Il ne réagit pas. Ne se retourna même pas pour voir qui s’était. Même lorsque que cette personne rentra dans la cuisine…

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MessageSujet: Re: According to you i'm a foolish boy. Right? @MADDIE   Ven 18 Juin - 12:23


Se réveiller dans un endroit inconnu avait toujours eu le don de la stresser. Et cette fois encore, même si le lieu ne lui était pas si inconnu que ça, elle fut légèrement angoissée lorsque, ouvrant les yeux, elle ne parvint pas à reconnaître la chambre dans laquelle elle se trouvait. Elle se redressa, s'appuyant sur ses coudes, et jeta un coup d'oeil autour d'elle. Elle se souvint enfin de la fête, de la soirée bien arrosée pour certains, du dérapage d'Hadrien. Elle ressentit une sensation étrange dans le ventre à cette pensée, mais mit ça sur le dos de la faim qui lui tiraillait l'estomac - prétendument. Elle ne réalisa qu'à cet instant qu'elle ne s'était pas endormie dans un lit, mais bel et bien dans le canapé du salon. Alors comment diable était-elle arrivée là ? Dans la chambre de qui d'ailleurs ? Elle connaissait déjà la réponse, bien sûr, mais peu importait.

Maddie dégagea d'un coup sec les couvertures de sur son corps, et se leva péniblement. Autour d'elle, il n'y avait que des pauvres gens qui n'avaient pas trouvé de meilleur endroit pour dormir que cette chambre déjà occupée. Elle se fraya alors un chemin parmi les corps éparpillés à travers la pièce, tentant de ne pas en heurter au passage.
L'appartement silencieux semblait vraiment immense, maintenant qu'elle ne croisait plus personne au fur et à mesure qu'elle arpentait le couloir. Pas un chat, nulle part. Dommage. Être entourée de gens lui aurait permis de ne pas penser à ce qui s'était produit la veille... Mais comment ne pas y penser ? Elle se souvenait clairement de la sorte d'élan de jalousie ou d'un truc du genre qui avait poussé Hadrien à l'embrasser, et elle en avait ressenti une certaine fierté. Elle aurait dû se douter qu'un jour où l'autre ça arriverait. Que ce jeu ne resterait pas innocent indéfiniment. Et puis quel jeu, d'abord ? Après réflexion, il était évident que c'était une sorte de défi qu'elle s'était lancée à elle-même, inconsciemment, pour voir combien de temps elle pourrait résister à la seule personne qui, de près ou de loin, était susceptible de lui plaire. Mais elle avait préféré se voiler la face, prétendre ne rien ressentir, ne faire ça que par intérêt, ignorant volontairement que cela pourrait en faire souffrir un.

Au terme d'une longue marche à travers l'appartement, elle arriva jusqu'à la cuisine où, sans grand étonnement, elle reconnut la silhouette d'Hadrien, posté devant sa machine à café. Elle esquissa un sourire à cette vision. Même de dos, elle pouvait le reconnaître. Et même de dos, il était vraiment bien foutu. Beau même. Mais il fallait sérieusement qu'elle arrête de penser ça. Il avait quand même enfreint leur petit contrat stupide. Il avait dépassé les bornes. Mais bordel, comment lui en vouloir, hein ? C'était ce qu'elle avait voulu, au fond. Qu'il fasse le premier pas, ou un truc du genre. Seulement, elle le connaissait. Maintenant qu'il avait plus ou moins eu ce qu'il voulait, hop, il passerait à une autre nana, et leur contrat serait bel et bien brisé. Et ce n'est qu'en réalisant ça qu'elle parvint à lui en vouloir. « Salut. »

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MessageSujet: Re: According to you i'm a foolish boy. Right? @MADDIE   Ven 18 Juin - 15:24

La personne qui venait d'entrer dans la cuisine hésitait. Il le sentait au rythme de ses pas et au son de sa respiration. Il savait qui s'était. Il n'avait pas besoin de se retourner, il était sur de son identité. Madeleine. Une gêne peu habituelle vint l'habiter. La cause: leur baiser partagé la veille. Il ne se retourna toujours pas, laissa la jeune fille l'approcher. Ce qu'elle fit. « Salut. » Sa voix résonnait à présent dans sa tête comme une douce mélodie. Alors enfin, il se retourna, toujours appuyé au comptoir. « Salut Maddie. Bien dormi? » Il essayait de parlé d’une voix douce et posée, sans sous-entendus et pourtant, il avait l’impression que que les allusions à hier soir criait à travers ses quelques paroles. Il but une gorgée de son café pour se donner une certaine contenance. Je suis ridicule, pensa t-il. Il regarda tout de même la demoiselle dans les yeux et ajouta. « Je t’ai déplacé hier soir. Tu dormais sur le canapé. Je pensais que tu serais mieux dans un lit. Et ne t’inquiète pas, je n’ai rien fait... » La phrase sonnait faux. Il avait juste envie de la sentir près de lui cette nuit, mais ça, il ne lui avouerait jamais. Même si il préférait la savoir en train de bien dormir...

Quoi qu’il en soit, il ne pouvait pas détacher son regard du sien. Elle l’hypnotisait. Comment se faisait-il que lui, le jeune homme qui collectionne les conquêtes, soit devenu l’esclave d’une seule? Et malgré ce baiser il ne voulait pas que ce ‘jeu’ se finisse. C’était le seul moyen de la garder avec elle. Le seul. Hadrien souffla bruyamment et dit à contre coeur: « je crois qu’il faut qu’on parle. » L’armure qui le protégeait habituellement était en partie tombé. Il se sentait vulnérable mais, il voulait qu’elle le voit lui. Hadrien Alban Perec, fils d’Appoline Perec, tout simplement. Alors, pour en parti lui montrer ses efforts il s’excusa.  « Au fait, je m’excuse pour hier, je sais que s’était pas dans le contrat... » Il se sentait tellement idiot qu’il ajouta un petit mensonge « ... mais Thibaut m’a dit qu’il se doutait que je ne sortais pas vraiment avec toi. Qu’on cachait quelque chose. Je voulais pas nous mettre dans la merde. » L’explication était foireuse et Hadrien priait pour qu’elle croit ces quelques mots. Alors il se tut et attendit qu’elle réagisse. Allait-elle hurler, lui faire une scène, tout stopper? Il la regarda, le coeur au bord des lèvres, attendant que la tempête arrive.

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MessageSujet: Re: According to you i'm a foolish boy. Right? @MADDIE   Ven 18 Juin - 17:05

Elle n'eut pas besoin d'attendre qu'il se retourne pour savoir qu'il n'était pas à l'aise. Mais ce n'est qu'une fois qu'il daigna se tourner vers elle qu'elle lut clairement sur ses traits une certaine gêne. Quoi ? Il allait déjà tout foutre en l'air et il savait pas comment le faire ? Non, c'était pas le moment. « Salut Maddie. Bien dormi? » Qu'est-ce qu'elle pouvait aimer qu'il l'appelle comme ça. Bon, faut dire aussi que tout le monde l'appelait comme ça, mais même. Il avait cette façon de le dire qui l'aurait fait sourire si elle n'avait pas à aborder un sujet des plus délicats. Elle hésita un peu avant de répondre, pensant à sortir quelque chose de presque cinglant du genre "oui j'ai bien dormi jusqu'à ce que je me retrouve dans ton lit", mais elle ne savait pas mentir, et en plus elle n'avait pas la moindre envie de dire ça. Elle ramena derrière son oreille une mèche rebelle qui la gênait, simplement parce qu'elle venait de se rendre compte qu'elle était parfaitement immobile, et qu'elle devait avoir l'air particulièrement stupide. « Oui, très bien dormi, merci. Et toi ? » Elle failli exploser de rire. En tout cas, quiconque les aurait vu à ce moment là aurait explosé de rire. On aurait dit deux gamins qui tournaient autour du pot, à parler de choses futiles comparées au véritable sujet qui leur tournait autour comme un prédateur autour de sa proie - de ses proies, en l'occurrence. « Je t’ai déplacé hier soir. Tu dormais sur le canapé. Je pensais que tu serais mieux dans un lit. Et ne t’inquiète pas, je n’ai rien fait... » Elle avait croisé son regard au moment où il disait ça, et ne fut pas capable de réfléchir objectivement à ce qu'il venait de dire. Elle ne fut pas rassurée de l'entendre dire qu'il n'avait rien fait, puisque cela ne lui avait même pas effleuré l'esprit. Aussi étrange que cela puisse paraître, elle lui faisait confiance, dans une certaine mesure. Mais de toute façon, ce n'était pas ça le plus important. Non. Après l'avoir embrassée - après avoir obtenu ce qu'il voulait, en gros - il avait pris soin de lui trouver un endroit où dormir meilleur que le canapé du salon. Intention honorable, mais peut-être pas si innocente, au fond. Oh, et puis elle s'en foutait un peu. « Je... euh... merci, vraiment, c'est sympa... » À court de mots, elle préféra la fermer pour ne pas avoir l'air encore plus crétine qu'elle l'avait déjà. « Et merci de ne pas avoir abusé de moi, c'est très louable de ta part. » Elle cherchait à gagner du temps, quitte à raconter n'importe quoi. Et là, elle racontait vraiment n'importe quoi.

Et même si elle venait de se décrédibiliser devant Hadrien, elle n'en avait rien à foutre, elle n'en avait même pas conscience, puisqu'il avait décidé de la regarder droit dans les yeux, et que depuis ce moment là elle ne parvenait plus vraiment à être la Madeleine que tout le monde connaissait, directe, sûre d'elle, réfléchie. Et puis, au terme d'un silence dont elle ne put évaluer la longueur, il finit par pousser un soupir. « je crois qu’il faut qu’on parle. » Elle avait eu, pendant une très court instant, envie de lui dire de la fermer. Ils auraient très bien pu faire semblant. Ils étaient apparemment doués pour ça. Mais non. Il fallait qu'ils parlent. Elle soupira discrètement et se dirigea vers le plan de travail le plus proche. D'un mouvement rapide du bras, elle débarrassa tout ce qui traînait dessus et s'y assit. « Je crois aussi. » Mais qu'est-ce qu'ils allaient bien pouvoir dire ? Surtout lui, en fait. Il allait sans doute lui annoncer que ce petit jeu le lassait, ou un truc du genre, que la veille, il l'avait embrassée pour savoir si c'était un jeu ou non, et que comme elle n'avait pas répondu à ce baiser désespéré, c'était fini. Mais c'était plus par surprise qu'autre chose qu'elle n'avait pas été foutue d'y répondre. Parce que si elle s'y était attendue... les choses se seraient passées tout à fait différemment. Et il aurait eu ce qu'il voulait.

« Au fait, je m’excuse pour hier, je sais que s’était pas dans le contrat... mais Thibaut m’a dit qu’il se doutait que je ne sortais pas vraiment avec toi. Qu’on cachait quelque chose. Je voulais pas nous mettre dans la merde. » Ah ça, tu peux le dire, oui. Ce n'était pas dans le contrat, et il avait effectivement de quoi s'excuser. Des tas d'images n'avaient cessé de lui revenir en tête pendant tout le reste de la soirée, et depuis qu'elle était debout. Il avait bouleversé tout leur petit stratagème qui, d'ailleurs, d'après ses dires, était démasqué. Comment ils allaient faire, maintenant ? Faire comme si rien ne s'était passé ? Elle n'en était pas capable. Tout arrêter ? Elle en était encore moins capable. Leur petit manège lui avait apporté une sensation très agréable qu'elle ne voulait pas perdre. « J'aurais dû m'attendre à ce que ça arrive un jour. C'est ma faute tout ça. On n'est pas censé jouer avec ce genre de choses. De toute façon, si c'est pas toi qui avais craqué... » Quelque chose en elle lui hurla de la fermer, et tout de suite. Alors elle ne termina pas sa phrase, laissant le tout en suspens. Elle n'avait pas vraiment écouté la fin de son explication, mais maintenant qu'elle avait l'esprit à peu près alerte, et qu'elle cherchait quelque chose pour détourner son attention de la boulette qu'elle avait failli faire, elle trouva un intérêt tout nouveau à l'excuse qu'il venait de fournir. « Ah, si c'est pour ça, je comprends. Je veux dire, c'est normal. Faut bien sauver les apparences. Enfin... t'as bien fait quoi. » Le sentiment de fierté qu'elle avait eu la veille lorsqu'il l'avait embrassée en prit un sacré coup, et fut remplacé par une sorte de déception maladroitement camouflée. Au final, pour lui, ça restait un stratagème.

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Dernière édition par Madeleine Pons-Escoffier le Sam 19 Juin - 17:48, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: According to you i'm a foolish boy. Right? @MADDIE   Ven 18 Juin - 19:44

« J'aurais dû m'attendre à ce que ça arrive un jour. C'est ma faute tout ça. On n'est pas censé jouer avec ce genre de choses. De toute façon, si c'est pas toi qui avais craqué... » dit Madeleine. La phrase le troubla. Pourquoi laisser ça en suspens. Après tout, hier soir, c'est lui qui avait dérapé. Pas elle. Elle l'avait d'ailleurs quasiment repoussé. Comme si il la dégoûtait. Il faut dire qu'il avait pas mal bu et ne devait pas sentir la rose. Mais quoi qu'il en soit, cette fin de déclaration ne le laissait pas de marbre. Avouait-elle par là, qu'elle aurait pu faire la même chose? Qu'elle aussi avait envie de l'embrasser. Sa pensée s'emballait avant qu'elle le fasse doucement ré-attérir sur terre. « Ah, si c'est pour ça, je comprends. Je veux dire, c'est normal. Faut bien sauver les apparences. Enfin... t'as bien fait quoi. » L'excuse paraissait totalement bidon. Hélas il n'avait rien pour en être sur. Et pourtant, il s'élança sur un terrain glissant. Il avait un plan. La pousser à bout. peut être avouerait-elle quelque chose au lieu de toujours vouloir contrôler la situation. « Qu’est c’que tu disais par ‘de toute façon, si c’est pas toi qui avais craqué...’? La fin de ta phrase m’intéresse beaucoup » dit-il avec un sourire narquois très énervant. Il avait soudain pris le contrôle de la situation. Ce qui le plaçait dans un rôle de supériorité très flatteur. Il pouvait à présent faire ce qu’il voulait. Il la tenait.

Se déplaçant doucement, il s’avança jusqu’au comptoir où était installé Maddie. Il garda tout de même une certaine distance. Il avait des airs de félin. Avec ses cernes on aurait pu croire que c’était un détraqué, mais la jeune femme n’avait pas l’air d’avoir peur. Il fit son fameux sourire en coin, avant d’avancer encore un peu. Il plaça, ses deux mains de part et d’autre de Madeleine, la regarda droit dans les yeux, sans jamais dévier. « J’ai parfois du mal à te suivre Maddie... » Il était sincère. Même si il jouait, tout ce qu’il pouvait dire et faire était sincère et provenait d’une pulsion première sans aucune analyse. Il continua « Tu maîtrises tout, ne laisses jamais la place au hasard. Pourquoi? Pourquoi vouloir que tout soit toujours parfait et sous contrôle? » Tout ça l’épatait. Lui n’était comme ça que dans la musique. A part ça, il ne supportait pas que tout soit prévisible. Il ne voulait pas que tout soit prévisible. Le destin et le hasard avait une grande importance dans sa vie, même si certains disent qu’ils ne sont pas compatibles. Pourtant Hadrien en était persuadé.

Ses yeux n’avaient toujours pas déviés. Il fit une moue irrésistible pour n’importe quelle fille dans l’intention de a faire réagir. Allait-elle se laisser aller? Arrêter enfin d’essayer d’avoir la situation en main? Hadrien n’attendait que ça. Qu’elle lâche prise. Et en bonus, qu’elle lui avoue une passion sans limite pour lui. Ce qui était pet probable. Et pourtant, tout ce petit jeu ne servait qu’à ça. La distance qu’il restait encore entre leurs deux corps fut vite comblée. Hadrien était maintenant contre le comptoir, son visage et dix centimètres de celui de Maddie. Il souriait toujours, carnassier, pensant toucher au but. « Alors Madeleine Pons-Escoffier, avez-vous peur? Si c’est l’cas il ne faut pas, je ne vous mangerais pas. Par contre abusez de vous, pourquoi pas.. » Il partit dans un grand rire, malgré que sa blague soit plus que douteuse. Il n’avait qu’une hâte voir sa réaction. Ce qui ne se fit pas attendre.

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MessageSujet: Re: According to you i'm a foolish boy. Right? @MADDIE   Ven 18 Juin - 20:22

« Qu’est c’que tu disais par ‘de toute façon, si c’est pas toi qui avais craqué...’? La fin de ta phrase m’intéresse beaucoup » Son sang se glaça dans ses veines, et elle résista difficilement à la tentation de se mordre la lèvre jusqu'au sang tant elle s'en voulait d'avoir dit ça. Non seulement il avait relevé son dérapage, mais en plus il s'en amusait. Elle tenta de faire travailler son cerveau pour trouver une réponse valable, mais allez trouver quelque chose à rétorquer à quelqu'un qui vous regarde de la même façon que lui la regardait. Cela relevait de l'impossible. « Je n'ai absolument rien voulu dire. C'était une phrase dite comme ça sans réfléchir. C'est tout. » Mensonge. Mensonge. MENSONGE. Elle avait l'impression que c'était écrit en gros sur son front. Elle perdait le contrôle. tant de la situation que de ses sentiments. C'en était affligeant. Le sourire qu'il arborait l'inquiétait vraiment. À quoi il jouait au juste ? Il ne fallait pas que les choses changent. Tout se déroulait à merveille jusqu'ici. Leur amour n'était même pas platonique, puisqu'en théorie il n'existait même pas.

Elle le regarda s'avancer vers elle sans même être foutue de faire un mouvement. Elle se sentait réellement en position d'infériorité, et cela ne lui plaisait vraiment pas. Elle était dans la merde. Il la fixait avec le même regard qu'un prédateur aurait sur un pauvre animal blessé. Il s'avançait encore, la prenant littéralement dans son piège, et plaça ses mains de chaque côté de la jeune fille. Sans issue. « J’ai parfois du mal à te suivre Maddie... » Elle avait envie de lui hurler que c'était tant mieux. Mais elle n'arrivait en même temps pas à y croire. Bien sûr qu'il pouvait la suivre. Il venait de la déstabiliser comme pratiquement personne ne l'avait jamais fait, et il osait prétendre ne pas la suivre. « Tu maîtrises tout, ne laisses jamais la place au hasard. Pourquoi? Pourquoi vouloir que tout soit toujours parfait et sous contrôle? » Là, elle ne pouvait pas répondre sincèrement. Elle avait toujours accordé beaucoup d'importance aux petits détails, s'était obstinée à faire passer la raison avant ses sentiments, à toujours contrôler la situation, purement et simplement parce que c'était sa façon de se protéger. Elle rejetait tout élément qui n'entrait pas son mode de fonctionnement. Elle devait tout maîtriser pour se sentir, sinon bien, au moins dans un état proche de la sécurité. C'était comme ça. Et c'était ridicule. Alors non, elle ne répondrait pas sincèrement. Elle répondit dans un quasi-murmure « Je sais pas. Ca fait partie de mon caractère. Pourquoi ? T'aimes pas ça ? » Elle voulait détourner l'attention sur lui. Sur un terrain moins dangereux. Et puis ça l'intriguait après tout. Pourquoi est-ce qu'il s'intéressait tant que ça à elle ? Est-ce qu'il était en train de chercher un moyen de trouver une petite faille pour qu'elle termine la phrase qui intriguait tant le jeune homme ?

Elle ne l'avait pas lâché du regard. Même si elle l'avait voulu, elle n'aurait pas pu. Malgré le risque que ce qu'elle ressentait soit révélé, elle éprouvait une sorte d'amusement à vivre cette situation qui lui échappait totalement. Elle vit Hadrien se rapprocher encore un peu plus, et réprima difficilement un léger frémissement lorsqu'il effleura brièvement sa jambe. Elle agrippa fermement le comptoir, s'obligeant à ne pas tomber dans le piège qu'il lui tendait ouvertement, en arborant cette mine craquante. « Alors Madeleine Pons-Escoffier, avez-vous peur? Si c’est l’cas il ne faut pas, je ne vous mangerais pas. Par contre abusez de vous, pourquoi pas.. » Elle sourit légèrement. C'était un éternel tordu, et ça la faisait rire. Pathétique, quand même. « Devrais-je avoir peur, Hadrien Perec ? Je n'ai pas particulièrement peur que vous abusiez de moi, pour être tout à fait sincère. Par contre, je me réjouis que vous ne me mangiez pas. » À cette allure là, elle ne tiendrait plus très longtemps. Il avait un regard absolument irrésistible. Il était irrésistible tout court. Il était également beaucoup trop près d'elle. Mais non, elle ne recula pas. Quitte à être une idiote, autant l'être à fond.

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MessageSujet: Re: According to you i'm a foolish boy. Right? @MADDIE   Ven 18 Juin - 21:48

« Devrais-je avoir peur, Hadrien Perec ? Je n'ai pas particulièrement peur que vous abusiez de moi, pour être tout à fait sincère. Par contre, je me réjouis que vous ne me mangiez pas. » répliqua Madeleine. Hadrien sourit à nouveau. Il avait réussit à la perturber. Mais ce n’était pas encore assez pour lui. Il voulait plus. Et il était bien conscient qu’elle ne tiendrait plus longtemps. « Si tu n’as pas peur que j’abuse de toi, c’est que tu as confiance en moi et que tu penses que je n’le ferais pas je suppose. Détrompe toi. Et qui te dit d’ailleurs que je ne l’ai pas déjà fait? » La question était étrange, mais c’était tout réfléchit. Hadrien pensait que si elle commençait à avoir peur, elle réagirait. Mais il se reprit trouvant ses propos déplacés. « Ne t’inquiète pas. Ca n’est jamais arrivé » Il sourit, redevenant un peu le Hadrien de tous les jours. « Mais pour répondre à ta question: Nan je n’aime pas ta façon de tout contrôler. Nan je ne supporte pas ça. Punaise Maddie laisse toi aller. » Son ton était à la fois dur et ronronnant. N’importe quelle fille aurait cédé à son ordre. Mais il savait qu’avec Madeleine s’était différent. Elle n’était absolument pas comme les autres. Ce qui d’ailleurs, l’attirait beaucoup.

Il réduit à nouveau l’espace entre eux, changeant les dix centimètres en cinq. Il pouvait sentir le souffle chaud et rapide de Madeleine contre sa peau, ses lèvres et ses paupières. Lui, en tous cas, était totalement près à se laisser aller. Il savait que c’était le moment où jamais. Il glissa sa main sur la cuisse de la jeune femme et remonta le long de la jambe, sans pour autant aller trop loin. Il se mordit la lèvre d’une façon sensuelle et attendit un mouvement de la jeune femme. Allait-elle craquer ou serait-ce lui qui craquerait en premier? Là était la question. « Dis moi... La première chose que tu aurais envie de me dire là, maintenant que j’ai ma main sur ta cuisse, que je pourrais faire n’importe quoi. La vérité, la première impression, ta première pensée. La primitive. » Il était sérieux, la regardait droit dans les yeux, sans sourire, ni bouger. De sa main posé sur la jeune fille, il dessinait des formes. Il sentit qu’elle tremblait légèrement. Plus un frisson. Intérieurement, c’était la tempête. Une tempête de bonheur, de désir, de frustration, d’excitation. Tout se mélangeait en un joli bazar dans le crâne de Hadrien alors que son visage n’exprimait rien sauf un certain air carnassier et félin. Voire tordu. Comme depuis le début.

Il reposa sa main sur le comptoir mais leva l’autre en direction du visage de Madeleine. Il replaça une mèche rebelle derrière l’oreille de Maddie, laissant ensuite ses doigts s’attarder sur la joue de la demoiselle. Il ne s’était toujours pas reculer ni avancer. Et pourtant l’envie ne lui manquait pas. Mais son entêtement pour gagner cette bataille idiote était tellement grand qu’il n’était pas près à lâcher. Sa main, après avoir caressé la joue de la jeune fille descendit sur son épaule pour jouer avec la bretelle du débardeur, et frôler à maintes reprises la peau claire de Madeleine. Il avait enfin dévier son regard, fixant l’épaule de la jeune femme avec intérêt, comme si c’était la plus belle chose au monde. Mais il avait surtout mis son cerveau sur pause, histoire de stopper un instant la tension que la tentation lui procurait. Dur, dur pensa Hadrien. Il souffla. Arrêta ses caresses pour reposer ses mains d’un côté et de l’autre du corps de Maddie. « Bon dieu Mad’... » dit il en ramenant son regard sur elle. « ... tu me rends dingue... »

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MessageSujet: Re: According to you i'm a foolish boy. Right? @MADDIE   Ven 18 Juin - 22:32

« Si tu n’as pas peur que j’abuse de toi, c’est que tu as confiance en moi et que tu penses que je n’le ferais pas je suppose. Détrompe toi. Et qui te dit d’ailleurs que je ne l’ai pas déjà fait? » Elle était persuadée que non, il ne l'avait pas fait. Mais le doute subsistait. On ne savait jamais. Cependant, il mit fin à ses doutes très rapidement, détendant un peu l'atmosphère. « Ne t’inquiète pas. Ca n’est jamais arrivé » Elle ne trouva rien à répondre. Il semblait trop sincère pour mentir. Et puis, elle ne pensait vraiment pas qu'il serait capable de plaisanter sur ce genre de sujet. « Mais pour répondre à ta question: Nan je n’aime pas ta façon de tout contrôler. Nan je ne supporte pas ça. Punaise Maddie laisse toi aller. » Se laisser aller. Elle ne demandait que ça. Elle enviait toutes ces personnes qui vivaient au jour le jour, en prônant le "advienne que pourra". Elle rêvait de ne pas chercher à avoir un certain contrôle sur sa vie. Mais elle s'en savait incapable. « Je peux pas.» Elle baissa légèrement la voix, comme pour montrer son désarroi. « J'y arrive pas. » Même là, face à ce regard envoûtant, face à cet être plus que séduisant, elle n'y arrivait pas. Quelque chose en elle lui disait clairement de laisser sa petite carapace bien en place.

Et puis tout commença à déraper. Il commença par s'approcher encore un peu plus d'elle, et puis il déposa doucement sa main sur sa cuisse. Et ce fut alors le début de la fin. Ce simple contact lui fit légèrement perdre le nord. Elle sentait ses doigts se balader sur sa peau, elle le voyait se mordre la lèvre avec une sensualité révoltante, et puis elle sentait son coeur battre à tout rompre contre sa poitrine. « Dis moi... La première chose que tu aurais envie de me dire là, maintenant que j’ai ma main sur ta cuisse, que je pourrais faire n’importe quoi. La vérité, la première impression, ta première pensée. La primitive. » Elle ne réfléchit pas. La réponse fusa. « J'aime vraiment... ça. » C'était un bel euphémisme en fait. Tout, en elle, commençait à s'agiter sérieusement. La sensation qu'elle avait ressenti dans son ventre la veille refaisait surface, particulièrement agréable. Mais elle devait garder le contrôle. Il ne faisait que s'amuser, et elle tombait dans le panneau.

Il finit par décoller sa main de sa cuisse. Elle ressentait encore un léger picotement aux endroits où il l'avait touchée, mais elle ne s'attarda pas sur cette sensation puisqu'il revenait déjà à la charge, chassant doucement une des mèches qui avaient tendance à lui obstruer la vue. Ses doigts effleurèrent alors la joue d'une Maddie proche de la détresse, qui ne put, cette fois, retenir un frisson. Frisson qui, d'ailleurs, se poursuivit au fur et à mesure qu'il aventurait ses doigts vers son épaule. Elle n'en pouvait littéralement plus. À quoi bon résister, après tout ? Elle savait qu'il ne laisserait pas tomber. Et puis, en quoi se laisser un peu aller était grave ? « Bon dieu Mad’... tu me rends dingue... » La réaction fut des plus spontanées, mais elle s'en foutait. Elle posa doucement son index sur les lèvres de Hadrien pour le faire taire, et après l'avoir regardé sans bouger quelque secondes, elle finit par l'embrasser.

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MessageSujet: Re: According to you i'm a foolish boy. Right? @MADDIE   Sam 19 Juin - 12:57

« Bon dieu Mad’... tu me rends dingue... » Il n'avait jamais été aussi obnubilé par quelqu'un. Certes l'entêtement avait une grande place dans son caractère. Sur certains sujet, comme la musique, il était pointilleux et recommençait jusqu'à la perfection. Quand il voulait quelque chose, il l'obtenait. Et là, il voulait tout simplement Madeleine. C'était un besoin viscéral, qui le rendais totalement fou. Alors qu'il pensait qu'elle resterait encore un peu maître de ses réactions, elle le pris par surprise. L'index collé contre ses lèvres, il comprit. Il comprit qu'elle laissait place à ses impulsions premières. Il sourit en coin, mais n'eut pas le temps d'ajouter quoi que se soit. Madeleine s'était penché pour l'embrasser.

Hadrien s'était un peu relevé et déchargeait dans ce baiser toute la tension accumulée. Il glissa l'une de ses mains sur la cuisse de la jeune femme la remontant jusqu'à arriver à ses hanches. De son autre main, il gardait le visage de Maddie. Il s'était encore rapproché du plan de travail. Il la voulait tout contre elle. A l'intérieur, tout se chamboulait. Ce baiser était voulu par les deux. Pas simplement par lui. Il le sentait. Il pouvait le savoir à la façon dont les lèvres de Madeleine embrassait les siennes, aux frissons du petit corps entre ses bras, à cet empressement soudain, comme si l'apocalypse n'était plus qu'à quelques secondes. Il la rapprocha d'elle, passa sa main dans ses cheveux. Il vivait. Il pouvait sentir un flot de vie parcourir ses veines, son corps. Il n'avait jamais été aussi vivant. Comment était-ce possible? Après tout ce n'était qu'une fille. Mais il savait que derrière tout ça, tout ce vacarme bruyant de sentiments se cachait bien plus. Le problème, c'est qu'il n'était pas encore près à l'avouer.

Trop essoufflé pour continuer, il se recula un instant et chuchota: « A c’que je vois, on progresse vite, niveau ‘lâcher prise’ Mademoiselle Pons-Escoffier. » Il lui sourit et recommença à l’embrasser, passant cette fois ci une main sous le t-shirt de la demoiselle. Il y avait une tension sexuelle qui n’était encore jamais apparu avant entre eux. Hadrien ne savait pas si il devait aller plus loin ou pas? D’ailleurs il ne savait plus grand chose? Qu’est ce que ce baiser annonçait? Sortait-il ensemble pour de vrai à présent? Etait-ce simplement un extra? Une leçon pour la demoiselle pour qu’elle apprenne à lâcher prise? Hadrien ne savait plus où il en était. Il se recula doucement, mais n’enleva pas ses mains du corps de Madeleine.

« Je... Je.. » Que dire dans un moment pareil? Qu’est c’qu’on fout Maddie? Où en est-on? Il ne pouvait pas se résoudre à lui balancer ça. Et pourtant, il se referait à vu d’oeil. Un mauvais signe pour parler. Et pourtant il réussit à articuler « Je suis perdu ». La vérité pure. Le masque était tombé. Devant Madeleine se trouvait Hadrien, l’être torturé, surdoué, abandonné et fragile qu’il tentait de cacher jour après jour.

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MessageSujet: Re: According to you i'm a foolish boy. Right? @MADDIE   Sam 19 Juin - 13:34

Elle s'était totalement laissée aller. Elle avait suivi une impulsion sauvage et irrépressible, et avait posé ses lèvres sur celles de Hadrien. La réaction ne se fit guère attendre. Elle savait qu'il n'attendait que ça, et dès l'instant où elle avait baissé les armes, il avait su sauter sur l'occasion. Elle le sentait partout autour d'elle, elle sentait son corps collé au sien, elle sentait ses lèvres douces contre les siennes, elle sentait sa main sur sa joue. Et elle ne pensait à rien. En elle, c'était l'ébullition totale. Chacune de ses cellules la poussait vers lui à mesure qu'il parcourait sa cuisse et remontait sur sa hanche. C'était ça, se laisser aller ? Elle devrait vraiment le faire plus souvent. Elle glissa une main jusque sur la nuque du jeune homme, comblant encore le peu d'espace qui restait entre eux, si espace il y avait encore. Elle n'arrivait pas à se rassasier de cette sensation étrange qui lui étreignait le corps. Elle ne voulait pas arrêter.

Mais il finit par décoller ses lèvres. « A c’que je vois, on progresse vite, niveau ‘lâcher prise’ Mademoiselle Pons-Escoffier. » Elle eut le temps d'esquisser un sourire et de murmurer un « Tais-toi. » Avant qu'il l'embrasse à nouveau. Elle se sentait assaillie par une pulsion animale qu'elle ne se connaissait pas, et elle décida de se laisser entièrement guider par cette sensation. Maintenant qu'elle avait baissé les armes, autant y aller à fond. Il glissa une main sous son T-shirt, entrant en contact avec son corps parcouru de frissons. Alors instinctivement, elle passa ses jambes autour de sa taille, collant son bassin contre lui, sentant l'activité intérieure qu'il semblait subir. Elle se fichait totalement de savoir ce qu'ils pouvaient faire, de ce qu'ils allaient faire, de ce qu'ils allaient devenir. Non, ce qui importait, c'était le corps de Hadrien collé contre le sien. Une fois de plus, ce fut lui qui décolla ses lèvres.

« Je... Je... Je suis perdu. » La sincérité avec laquelle il prononça ces mots frappèrent Madeleine. Lui, perdu ? Ce n'était décemment pas possible. Et pourtant...
Mais elle aussi, elle était perdue. Elle ne savait pas ce qu'elle devait faire. Mais il avait cherché à en arriver là, non ? Alors maintenant, qu'il profite. Elle caressa du bout des doigts la joue du jeune homme sans détacher son regard du sien. « Moi aussi je suis perdue. » Elle l'embrassa brièvement avant de reprendre. « Laisse-toi aller. » Elle glissa alors une main sous son T-shirt, et l'embrassa une nouvelle fois, sans la moindre retenue.

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MessageSujet: Re: According to you i'm a foolish boy. Right? @MADDIE   Sam 19 Juin - 15:33

Une vague de sensation l’envahit: la peur, l’abandon, la confiance, l’amour. Toutes ses choses que seule une personne spéciale peut vous procurer en même temps. Et pour Hadrien cette personne s’appelait Maddie. « Moi aussi je suis perdue. » Au moins ils étaient tous les deux dans cette galère. Et pourtant la demoiselle ajouta « Laisse-toi aller. » Les rôles avaient changés. Madeleine n’avait toujours pas le contrôle, mais Hadrien lui l’avait perdu. Ils en étaient au même point, ce qui rassura quelque peu le jeune homme. Elle le ré-embrassa, et Hadrien réussit à oublier ces questionnements. Plus rien ne comptait sauf les lèvres de Madeleine, son contact, sa peau qu’il caressait sans retenu. La jeune femme avait enroulé ses jambes autour de lui. Ce qui facilita sa tâche lorsqu’il voulu la déplacer. Il la porta façon koala, marchant à travers le salon. Cette partie de la maison était à présent vide. Quelques personnes avaient du quitter l’appartement lors qu’ils parlaient. Mais il n’en était pas sur étant donné que sa seule pensée était Maddie et tout ce qui la composait. Leur baiser devint plus intense, plus pressant. Ses mains se baladaient sous le t-shirt de Madeleine, caressant son dos, ses côté, son ventre, sa cicatrice. Du point de vue de Hadrien tout était beau chez elle. Il la prenait comme elle venait, entière.

Ils arrivèrent dans le couloir qui menait aux chambres. D’un côté, la chambre d’Hadrien pleine de monde. De l’autre la chambre de son demi-frère et celle pour les invités. Il pria que la seconde soit libre. Un coup de chance elle l’était. Alors qu’il embrassait toujours Maddie, il ferma la porte d’un coup de pied. Il la déposa sur le lit, se retrouvant au dessus d’elle, à quatre pattes. Leurs lèvres ne pouvaient se quitter un instant. Il commença à retirer son t-shirt, laissant les lèvres de Maddie pour la première fois depuis un bon moment. Quand sa bouche retrouva celle de la jeune femme, Hadrien eut un déclic. Que faisait-il? Il ne sortait même pas avec elle? En couchant ensemble, ils rompaient le contrat! A contre-coeur, il se détacha de Madeleine et partit s’asseoir en bout de lit, la tête entre les mains. « Tu es consciente qu’en faisant ça,nous brisons le contrat? » Son ton était dur, froid. A ce moment, Hadrien était terriblement effrayant. Son dos était tendu. Sa mâchoire aussi. Il avait l’impression d’avoir été pris pour un idiot depuis le début. « Tu voulais te servir de moi?! T’as bien réussit ton coup. » Dans la pièce se jouait un remake de la bête et la belle. Les rôles étaient facilement devinables.

Il souffla bruyamment, se leva. Il voulait partir. Mais quelque chose le poussait à rester. Il voulait s’expliquer, crier, être méchant mais les mots ne sortaient pas. Et pourtant, il restait là, debout, seul, les poing serré près à exploser.

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MessageSujet: Re: According to you i'm a foolish boy. Right? @MADDIE   Sam 19 Juin - 16:41

Elle se rendit vaguement compte qu'il la portait, qu'ils se déplaçaient, mais elle préférait garder son attention sur lui. Elle avait totalement lâché prise, et cela se voyait. Elle eut conscience d'être déposée sur un lit dans une chambre vide qu'elle ne connaissait pas, et de se retrouver allongée sous le corps puissant d'Hadrien. Elle le regarda enlever son T-shirt en sentant quelque chose bouillonner en elle. Elle commençait enfin à comprendre ce qu'elle ressentait depuis le début. Ses lèvres retrouvèrent vite celles du jeune homme, mais pour trop peu de temps.

La situation changea du tout au tout, si brusquement qu'elle ne comprit pas ce qui se passait. Elle sentit le corps musclé d'Hadrien se tendre, puis il se redressa. Elle croisa brièvement son regard dur, juste avant qu'il ne s'éloigne et s'asseye au bord du lit. Son comportement la désarçonna totalement. Elle venait d'abattre toutes les barrières qu'elle avait vaillamment édifié, et maintenant qu'il obtenait ce qu'il semblait vouloir, il fallait qu'il la jette, qu'il la ridiculise littéralement, la laissant comme ça, à nu, sans rien derrière quoi se barricader ? « Tu es consciente qu’en faisant ça,nous brisons le contrat? » Alors c'était ça ? Il pensait encore à ce foutu contrat ? Elle lui aurait presque mit des claques, tant elle se sentait lésée et désarmée. Avait-il la moindre idée des efforts qu'elle avait dû déployer pour se laisser aller ? Avait-il la moindre idée du nombre de personnes qui l'avaient vue telle qu'elle était là, dans ce lit, du moins avant qu'elle ne se retrouve assise en boule à l'opposé de lui, à fixer sans comprendre son dos tendu ? « Pourquoi tu me parles du contrat ? Pour toi, tout ça, ce n'est qu'une histoire de contrat ? Y'a que ça qui compte ? M'avoir à travers un stupide contrat ? » Elle n'était pas seulement effrayée par son comportement, elle était blessée. Profondément blessée. Même sa voix, d'habitude ferme, trahissait son effarement à travers des tremblements incontrôlables.

« Tu voulais te servir de moi?! T’as bien réussit ton coup. » Ce fut comme s'il venait de la frapper. Elle en eut le souffle coupé. Mais à quoi il jouait au juste ? Il voulait vraiment tout foutre en l'air ? Elle fut incapable de bouger, si ce n'est pour se frotter les yeux afin ne pas montrer qu'ils brillaient un peu trop. Elle le regarda se lever, sans comprendre. Il avait l'air d'un lion en cage, agité, énervé, dangereux. Malgré tout ce que sa conscience lui disait, elle se leva et vint se poster face à lui. Il semblait éviter son regard. Elle savait qu'elle prenait des risques, mais elle s'en foutait. Elle prit fermement le visage d'Hadrien entre ses mains et le força à la regarder. « Tu crois que je me suis servie de toi ? Très bien, alors frappe-moi. Allez, frappe-moi. Je préfère encore que tu me fasses mal physiquement plutôt que tu me blesses comme tu viens de le faire. Tu crois que ç'a été facile pour moi d'abattre tous les remparts qui m'empêchaient de réaliser que bordel, je suis bien avec toi ? Tu sais très bien que je ne suis pas capable d'exprimer ce que je ressens, tu le sais bordel ! Mais comment tu peux oser dire que je t'ai manipulé, merde ? Cette histoire de contrat, ç'a été la plus stupide des idées que j'ai eu de toute ma vie. Mais tu sais quoi ? Ca m'a aussi permis de réaliser que j'étais capable de me lâcher. Et c'est grâce à toi. Alors explique-moi comment j'aurais pu me servir de toi ? Et puis me servir de toi pour quoi, d'abord ? Pour avoir un tant soit peu l'impression d'être aimée ? Pour coucher ? Comme si j'avais besoin de ça. Je viens de me retrouver comme une conne à me laisser manipuler par toi, puisque dans l'histoire, c'est quand même toi qui a commencé à me tripoter, en ignorant ce contrat que t'aimes tant. Je te l'ai dit merde, je suis perdue. Et toi tu me sors que je me sers de toi ? » Elle avait tout déblatéré sans reprendre sa respiration, le forçant à la regarder dans les yeux tandis qu'elle s'efforçait de s'exprimer de manière compréhensible.

Pour la première fois depuis très longtemps, elle avait les larmes aux yeux. Des larmes de désarroi, mais aussi d'une vraie tristesse. Elle se sentait réellement trahie. Jusque là, elle avait eu en lui une confiance aveugle, et au moment où elle se sentait enfin en sécurité dans ses bras, il lui avait asséné un coup dont elle ne se relèverait pas. Elle lâcha alors son visage, remit en place son débardeur légèrement de travers, et se dirigea vers la porte. Elle avait tellement honte de s'être fait avoir de la sorte, qu'il était préférable qu'elle s'éloigne de lui, sous peine d'exploser. Et puis, c'était tellement plus simple de fuir. « Et si tu veux vraiment savoir ce que j'allais te dire tout à l'heure, c'était que si jamais ce n'était pas toi qui m'avais embrassée, je l'aurais fait. »

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Dernière édition par Madeleine Pons-Escoffier le Sam 19 Juin - 22:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: According to you i'm a foolish boy. Right? @MADDIE   Sam 19 Juin - 21:01

« Tu crois que je me suis servie de toi ? Très bien, alors frappe-moi. Allez, frappe-moi. Je préfère encore que tu me fasses mal physiquement plutôt que tu me blesses comme tu viens de le faire. Tu crois que ç'a été facile pour moi d'abattre tous les remparts qui m'empêchaient de réaliser que bordel, je suis bien avec toi ? Tu sais très bien que je ne suis pas capable d'exprimer ce que je ressens, tu le sais bordel ! Mais comment tu peux oser dire que je t'ai manipulé, merde ? Cette histoire de contrat, ç'a été la plus stupide des idées que j'ai eu de toute ma vie. Mais tu sais quoi ? Ca m'a aussi permis de réaliser que j'étais capable de me lâcher. Et c'est grâce à toi. Alors explique-moi comment j'aurais pu me servir de toi ? Et puis me servir de toi pour quoi, d'abord ? Pour avoir un tant soit peu l'impression d'être aimée ? Pour coucher ? Comme si j'avais besoin de ça. Je viens de me retrouver comme une conne à me laisser manipuler par toi, puisque dans l'histoire, c'est quand même toi qui a commencé à me tripoter, en ignorant ce contrat que t'aimes tant. Je te l'ai dit merde, je suis perdue. Et toi tu me sors que je me sers de toi ? » venait de débiter Madeleine. Woow, pensa Hadrien. Ils étaient à la fois tellement semblables et tellement différents... C'était très déstabilisant pour Hadrien. Les gens lui tenait tête peu souvent. Il se rendit compte -enfin- qu'il avait été le pire des salops. Pourquoi avait-il fallut qu'il réagisse ainsi?! Il s'en voulait. Se détestait. Parce qu'il l'aimait et que c'était à présent une évidence. Et qu'il la faisait pleuré. C'était sans doute ça le plus horrible. Il savait, il savait qu'elle n'avait pas pleurer depuis ses seize ans, et maintenant, toute fragile et belle qu'elle était, elle était prête à pleurer. Il déglutit avec difficulté. Il avait envie de se frapper la tête contre le mur, la prendre dans ses bras et lui dire à quel point il l'aimait. Mais cette dernière action était bien la plus dure et la plus irréalisable aux yeux d'Hadrien. Il restait là, bouche-bé, comme mort , ne pouvant bouger, comme un con. D'ailleurs, dans son crâne une petite voix le martelait de 'sale con' à répétition.

Madeleine commença à se diriger vers la porte. Partait-elle? Si oui, il ne voulait absolument pas. Avant qu'il n'ai eut le temps de lui demander de rester elle ajouta. « Et si tu veux vraiment savoir ce que j'allais te dire tout à l'heure, c'était que si jamais ce n'était pas toi qui m'avais embrassée, je l'aurais fait. » Il le savait. Elle n'avait pas besoin de la rajouter. Ce qui lui fit savoir. « Je le savais Maddie. » venait-il de chuchoter. « Je le savais car avant que tu lâches prise, tu étais terriblement prévisible. » Il voulait qu’elle reste, quitte à dire n’importe quoi, même si ces derniers propos étaient vrais. « Reste Madeleine. On doit parler. Tu le sais non?! Je.. Je veux me protéger de toi. » La phrase n’avait pas tellement de sens et pourtant aux yeux d’Hadrien, c’était tellement réel. « Je sais que tu ne sais pas exprimer tes sentiments; je le sais. Je ne suis pas très fort non plus. Alors comprends moi pour ce que je vais te dire. » Il s’était rapproché d’elle. Il aurait voulu la toucher, lui attraper l’épaule pour être sur qu’elle ne file pas, mais il ne pouvait s’y résoudre. « Maddie, j’ai peur. Peur d’être aimé et puis d’être abandonné. Mon père n’a pas voulu de moi. Je ne veux pas que ça recommence. Nan, je ne veux pas être abandonné une nouvelle fois et sentir ce poids de l’absence. Parce que si tu pars, là, maintenant, si tu me quittes, ce poids reviendra. J’aurais l’impression d’y être pour quelque chose. Et c’est normal car j’y suis pour quelque chose. Mais toi aussi Mad’. Toi aussi. » Il avait l’impression que son discours était dénué de sens. Mais il avait besoin d’elle. « J’ai besoin de toi. C’est la première fois que ça m’arrive. J’ai jamais eu besoin de personne jusqu’à présent. Et ce contrat, ce contrat je l’ai accepté, parce que tu me plaisais. Et puis aujourd’hui, tu ne me plais pas, nan c’est beaucoup plus. Enormément plus... Je te veux rien qu’à moi. Et hier, ce baiser n’a pas eu lieu à cause de Thibaut. Non, certainement pas. J’ai juste pas supporter qu’un autre t’approche. Parce que bordel Maddie, je t’aime comme je n’ai jamais aimé personne. » Les mots étaient sortis sans que Hadrien n’eut le temps d’y réfléchir. Et enfin, il osa la toucher. Il posa sa main sur son épaule mais ne fit rien de plus. Il ne voulait l’obliger en rien. Si elle voulait partir, elle pouvait. Mais il chuchota tout de même.  « Reste. s’il te plait. »

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MessageSujet: Re: According to you i'm a foolish boy. Right? @MADDIE   Sam 19 Juin - 22:08

« Je le savais Maddie. » Madeleine s'arrêta juste devant la porte. Bien sûr qu'il savait. De toute façon, tout le monde savait tout sur elle. Elle était tellement prévisible. Elle ne pouvait plus supporter cette prévisibilité. Elle en avait marre. Et la seule fois où elle s'était enfin débarrassé de tout ce qu'elle haïssait en elle, il avait fallu que tout parte en vrille. « Je le savais car avant que tu lâches prise, tu étais terriblement prévisible. » Tiens, qu'est-ce qu'elle disait ? Elle se détestait. Comment en était-elle arrivée à se détester autant ? La veille, elle aurait dit à qui aurait voulu l'entendre qu'elle se sentait bien dans sa peau. Mais ça, c'était avant d'avoir goûté à Hadrien, qui, malgré tout ce qu'il lui avait apporté, la faisait se détester. « Reste Madeleine. On doit parler. Tu le sais non?! Je.. Je veux me protéger de toi. » Parler ? Pour quoi faire ? Pour aggraver les choses ? Ils avaient tout fait capoter, c'était un signe ça, non ? Un signe qu'ils n'étaient vraiment pas compatibles. Rien que cette pensée fit remonter à ses yeux une vague de larmes qu'elle avait jusque là réussi à retenir. Et puis comment ça, se protéger d'elle ? Elle avait quoi de dangereux, hein ? La capacité de se servir de lui ? Ridicule. Elle n'en était pas capable. Ses lèvres formèrent quelque chose comme « Parler de quoi ? » Mais comme elle avait la tête baissée et qu'aucun son ne s'était échappé d'entre ses lèvres, la question resterait forcément sans réponse. C'était insensé. Pourquoi restait-elle plantée là, sans être foutue de bouger, de s'en aller, de fuir, comme elle le faisait si bien ? Pourquoi fallait-elle qu'elle reste là, à écouter la voix qui venait d'anéantir ses espoirs naïfs ? La réponse était stupide, digne d'elle. Parce qu'elle aimait cette voix.

« Je sais que tu ne sais pas exprimer tes sentiments; je le sais. Je ne suis pas très fort non plus. Alors comprends moi pour ce que je vais te dire. » Elle releva légèrement la tête tout en veillant à ne pas croiser son regard, essuya une larme qui s'apprêtait à couler le long de sa joue, et esquissa un sourire incrédule. Ah, parce qu'en plus, il avait des sentiments ? elle l'avait senti se rapprocher d'elle plus qu'elle ne l'avait vu, mais elle préféra faire comme si elle ne l'avait pas remarqué. « Maddie, j’ai peur. Peur d’être aimé et puis d’être abandonné. Mon père n’a pas voulu de moi. Je ne veux pas que ça recommence. Nan, je ne veux pas être abandonné une nouvelle fois et sentir ce poids de l’absence. Parce que si tu pars, là, maintenant, si tu me quittes, ce poids reviendra. J’aurais l’impression d’y être pour quelque chose. Et c’est normal car j’y suis pour quelque chose. Mais toi aussi Mad’. Toi aussi. » Elle avait envie d'être méchante, de lui hurler qu'elle aussi savait ce que c'était qu'être abandonnée, qu'elle devait faire comme si tout allait bien chez elle, parce qu'on l'y obligeait. Souffrir en silence faisait partie de ses habitudes. Souffrir en silence, et ne pas faire souffrir les autres. Voilà à quoi on la contraignait. Il venait de la ridiculiser simplement parce qu'il avait peur ? Et elle, hein ? Elle n'était pas terrorisée peut-être ? Non, c'était pire encore. Mais elle était incapable d'être cinglante. Elle avait toujours su, au fond d'elle-même, même s'il le cachait, que l'abandon de son père lui restait en travers de la gorge. Et le fait qu'il lui en parle atténua légèrement la rancoeur qu'elle avait à son égard. On ne parlait pas de ce genre de choses à n'importe qui, normalement. Oui, elle savait déjà que si elle le laissait tomber, ça le ferait souffrir, et sans doute davantage qu'il venait de la faire souffrir.

« J’ai besoin de toi. C’est la première fois que ça m’arrive. J’ai jamais eu besoin de personne jusqu’à présent. » Son estomac se noua désagréablement. Elle voulait vraiment y croire, mais elle n'y parvenait pas. Comment lui, Hadrien Perec, pouvait-il avoir besoin d'une faiblarde comme elle ? « Et ce contrat, ce contrat je l’ai accepté, parce que tu me plaisais. Et puis aujourd’hui, tu ne me plais pas, nan c’est beaucoup plus. Enormément plus... Je te veux rien qu’à moi. Et hier, ce baiser n’a pas eu lieu à cause de Thibaut. Non, certainement pas. J’ai juste pas supporter qu’un autre t’approche. Parce que bordel Maddie, je t’aime comme je n’ai jamais aimé personne. » Elle eut du mal à digérer tout ce qu'il venait de lui dire. Bon, elle se doutait déjà que l'histoire de Thibaut, c'était du flan. Mais c'était la toute dernière phrase qui lui fit tourner complètement la tête vers lui, au moment même où il déposait sa main sur son épaule. Elle était paumée. Mais vraiment paumée. Elle ne savait pas quoi faire. La raison l'implorait d'ouvrir cette porte et de partir, mais quelque chose dans ses tripes la poussait vers lui. Elle ferma les yeux et tenta de réfléchir pendant un instant, tentant de ne pas s'attarder sur le contact agréable de la main du jeune homme sur son épaule. « Reste. s’il te plait. » Il avait murmuré ces dernière paroles. Ces paroles-même qui la firent craquer. Elle était conne. Elle l'aurait volontiers hurlé. Elle était conne, stupide, et surtout en train de tomber amoureuse. « J'ai pas envie de souffrir Hadrien. Mais c'est ce qui se passe là. J'ai mal, vraiment. » Elle fit un pas vers lui, choisissant une fois de plus les sentiments au détriment de la raison. « Soigne-moi. »

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MessageSujet: Re: According to you i'm a foolish boy. Right? @MADDIE   Dim 20 Juin - 12:07

Pendant un instant il cru qu'elle partirait et pour de bon. « J'ai pas envie de souffrir Hadrien. Mais c'est ce qui se passe là. J'ai mal, vraiment. » Oui, dans sa tête, elle était déjà partie. Et pourtant il se trompait. Elle fit un pas vers lui; il ne comprenait pas. Mais les mots qui résonnèrent par la suite lui expliquèrent la raison. « Soigne-moi. » Il ne souhaitait que ça. Lui aussi avait besoin d'elle pour aller bien, pour être en vie. Il la comprenait mieux que quiconque à cet instant. Il combla l'espace qui restait entre leurs deux corps et pris Madeleine dans ses bras. Il était encore torse nu, et le contacte de la peau de Maddie sur quelques endroits, comme les bras, et les épaules le transporta au septième ciel. Il savait que la tempête était à présent passée, même si il continuait à marcher sur des oeufs, de peur que la situation ne dérape une nouvelle fois. Mais elle se trouvait là, entre ses bras, et s'était la seule chose qui importait. Il respira profondément, le parfum du shampooing de la jeune femme lui chatouillant les narines. Il se pencha et embrassa le haut du crâne de Madeleine. « Je ne voulais pas te blesser Mad’. Certainement pas. Ca m’est insupportable de me dire que je t’ai presque fait pleurer... » Il était sincère. En partie parce qu’il n’avait plus rien à cacher. Elle l’avait vu lui, sans masque ni carapace. Simplement lui. Ce qui, dans une autre situation, l’aurait effrayé au plus au point. Mais ce n’était pas le cas, car Maddie aussi s’était mise à nu. Ils étaient à présent seul au monde, dans une bulle de confiance.

« Et surtout Madeleine, ne réédifie pas tes remparts. » Il la souleva doucement et la ramena sur le lit, où il s’affala, entraînant dans sa chute le petit corps de la jeune femme. Il attrapa son visage entre ses deux mains, la regarda droit dans les yeux et l’embrassa. Ce baiser était encore plus intense que leur précédent. Il y avait beaucoup plus de choses transmises dedans. Leur peur à tous les deux de montrer leur vrai nature, l’amour qu’ils se portaient, l’abandon qu’ils y mettaient. Il ne pouvait décoller ses lèvres des siennes. Elle était devenue sa drogue, ou plutôt sa vie. Sans elle, il n’était plus rien. Mais un intrus fit irruption dans la chambre. Hadrien stoppa net son action. « Qu’est c’qui s’passe bordel?! » Son ton était dur et effrayant. Il pu sentir d’ailleurs Maddie sursauter. Mais la phrase n’était pas pour elle mais plutôt pour la personne qui venait d’entrer. Cette dernière balbutia « Je suis désolé » et partit sans demander son reste. A son tour Hadrien s’excusa « Désolé de t’avoir fait peur. Je peux parfois être un peu brusque. » Il lui sourit et lui vola un simple baiser. Ses mains parcouraient le dos de Madeleine, sans arrière pensée, ses lèvres affichait un sourire en coin radieux et le poids du corps de Madeleine était très agréable. Il était heureux. Enfin. Et il espérait pour longtemps.

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MessageSujet: Re: According to you i'm a foolish boy. Right? @MADDIE   Dim 20 Juin - 12:59

« Soigne-moi. » Elle s'était sentie tellement stupide quand elle avait dit ça. Et pourtant, c'était ce qu'elle devait dire. Elle n'avait jamais dit ça à personne auparavant, mais elle avait réalisé que si elle lui demandait de le faire, il serait capable de la soigner. Parce qu'elle n'avait plus grand chose de la Madeleine qu'elle avait été. Elle était obligée de se cacher derrière une indifférence qu'elle ne supportait pas d'arborer. Mais elle était devenue comme ça. Elle sentit ses bras se refermer autour de son corps légèrement tremblant, elle sentit le contact chaud de sa peau contre elle, elle sentit ses lèvres se poser doucement sur son crâne, et elle ne comprit pas comment tout avait failli merder. « Je ne voulais pas te blesser Mad’. Certainement pas. Ca m’est insupportable de me dire que je t’ai presque fait pleurer... » Elle ne parvint pas à répondre, et se contenta alors d'appuyer sa tête contre son torse. Qu'il interprète ce geste comme il voulait, elle, elle savait ce que ça signifiait. Plus de barrières, plus de limites, plus rien.

« Et surtout Madeleine, ne réédifie pas tes remparts. » Même si l'idée lui avait effleuré l'esprit, elle savait que non, elle ne les réédifierait pas. Pas avec lui, en tout cas. Ils se retrouvèrent rapidement de nouveau sur le lit, sauf que cette fois, c'était elle qui se retrouvait sur lui. Elle croisa son regard, sentit ses mains s'emparer de son visage, et n'hésita pas à répondre au baiser qu'il lui donna. Elle était conne de se laisser aller comme ça, mais elle aimait être conne, apparemment. Elle ferma les yeux, et décida de s'abandonner complètement. Ses mains caressèrent son torse, se baladèrent sur sa clavicule. Elle se sentait tellement bien à ce moment-là qu'elle ne se rendit pas compte que quelqu'un venait d'entrer dans la chambre, jusqu'à ce qu'Hadrien la fasse retomber sur Terre. « Qu’est c’qui s’passe bordel?! » Son ton avait la même intonation que lorsqu'il lui avait reproché de se servir de lui, et cela l'effraya de nouveau, la faisant sursauter. « Désolé de t’avoir fait peur. Je peux parfois être un peu brusque. » C'était le moins que l'on puisse dire. Mais même ce côté brusque, un peu dangereux, attirait Madeleine. Elle ne parvenait pas à détester ne serait-ce qu'une parcelle du jeune homme. Elle le voulait rien que pour elle.

Entre deux baisers, elle ôta son débardeur, simplement parce qu'elle ne supportait pas qu'il y ait quelque chose entre leurs deux corps. Ses lèvres regagnèrent celles d'Hadrien, ses doigts se promenèrent à nouveau sur chaque parcelle du corps du jeune homme qu'elle parvenait à atteindre. Elle finit par interrompre momentanément leur baiser pour approcher sa bouche de son oreille. Ce qu'elle s'apprêtait à dire lui demandait un effort colossal, tant elle était peu habituée à dire ce genre de choses. Mais s'il y avait bien une personne à qui elle se sentait prête à dire ça, c'était lui. « Je crois que je t'aime. »

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MessageSujet: Re: According to you i'm a foolish boy. Right? @MADDIE   Lun 21 Juin - 15:19

Madeleine ôta son débardeur. Leurs corps s'emboîtaient à merveille. Le destin, pensa Hadrien. Il s'embrassèrent et s'embrassèrent, quitte à perdre haleine. De toutes façons, ils étaient maintenant réunis. Et plus rien ne pourrait les séparer. Sauf peut être eux-même. Elle interrompit leur baiser, et approcha sa bouche de l'oreille du jeune homme. D'une voix faiblarde et peu sur d'elle, elle articula « Je crois que je t'aime. » A l'intérieur du jeune homme, une explosion se déroulait, un électrochoc de 220 volt, une chute libre. C'était planant, mieux qu'une quelconque drogue ou qu'un grand huit. Oui, bien mieux. La réaction le transporta plus haut encore que le septième ciel, il touchait les étoiles. Il resserra l'étreinte autour du petit corps de la fille dont il était fou, et l'embrassa. Et à son tour il lui dit. « Je suis sur que je t’aime ». C’était la première fois. La première fois qu’il le disait sincèrement, qu’il recevait aussi cet amour. Jusqu’à présent, toutes les autres filles n’avaient été que des objets de distraction. Il n’en avait jamais aimé une. Certes pour la plupart, elle lui avait plu mais il s’en lassait vite. Mais il savait qu’avec Maddie ça serait différent. Ils n’avaient d’ailleurs rien fait comme tout le monde. Ils roulèrent sur le lit, et de nouveau Hadrien se retrouvait au dessus d’elle. Il se redressa sur ses bras et dis: « Madeleine Pons-Escoffier, voulez vous être ma copine, O-ffi-ciel-ment? » Et lui sourit, lui vola un baiser. La scène était surréaliste étant donné leur statut aux yeux du monde. Mais Hadrien voulait une confirmation. C’était important pour lui. Il avait besoin d’être sur. Car, il en était déjà bien amoureux. Mais quitte à ce scratcher, autant que cela se fasse maintenant qu’après. La chute n’en serait sinon, que plus douloureuse. Il avait d’ailleurs peur de la douleur qu’engendrait un foirage de cette relation. Il n’avait jamais souffert pour quelqu’un. Sauf peut être à cause de son père. Mais il avait su garder la tête haute, se débrouiller sans lui. Il avait réussit, et sans lui. Mais là, il savait. Il savait par avance qu’il ne pourrait ni garder la tête haute, ni continuer de faire semblant. Car elle faisait à présent de lui. Pour toujours et à jamais.


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MessageSujet: Re: According to you i'm a foolish boy. Right? @MADDIE   Mer 23 Juin - 20:26

Il était sûr qu'il l'aimait. Décidément, il n'y avait que des avantages à "sortir" avec la personne la plus parfaite qui soit. Oui, sortir avec des guillemets. Et ce pour encore un peu moins de deux minutes, mais elle ne s'en doutait pas franchement à ce moment-là. Mais là n'est pas la question. Il était sûr de lui, elle ne l'était pas encore entièrement. Cela serait sans doute une habitude à prendre. Mais le plus important dans tout ça, c'était qu'il l'aimait. Il l'avait dit haut et fort, lui qui était réputé pour enchaîner les conquêtes au rythme de ses pulsions. C'était quelque chose de très étrange que de l'entendre dire ça. Sur le moment, elle avait cru que cela ne lui était pas destiné. Puis dans le quart de seconde qui avait suivi, elle s'était simplement dit que c'était des paroles en l'air, comme celles que profèrent tous les garçons en manque. Mais elle avait préféré écarter cette théorie, au moins pour le moment, même si l'atterrissage risquait de s'avérer douloureux si c'était bel et bien des paroles en l'air.

Elle se retrouva à nouveau en dessous de lui. Et à cet instant, quand elle croisa son regard, elle comprit qu'il allait lui poser la question qui faisait battre son coeur un peu trop vite à son goût. « Madeleine Pons-Escoffier, voulez vous être ma copine, O-ffi-ciel-ment? » Même si elle savait ce qu'il allait dire, ces mots eurent un effet étrange sur elle, lui donnant l'impression de devenir très légère, et nouant en même temps sa gorge, de peur que ce ne soit qu'une mascarade. Il fallait dire aussi qu'elle n'avait jamais eu bien de chance avec la gente masculine. Alors ne plus y croire réellement était plutôt légitime, non ? Elle sentit les lèvres d'Hadrien se poser sur les siennes, ce qui lui donna un instant pour réfléchir. Bien que cela soit réfléchi depuis longtemps, en fait.

Elle s'approcha à nouveau de son oreille, comme si donner une réponse à voix basse rendait les choses moins intimidantes. C'était stupide de penser ça, mais c'était un fait indéniable, Madeleine était stupide. Et en un sens c'était tant mieux, car la stupidité fait parfois faire des choses inattendues. « Vous savez quoi Hadrien Perec ? Que ce soit officiellement ou officieusement, ce sera un oui quoi qu'il arrive. Alors oui, oui, oui, oui, et encore oui, je veux être votre copine. » Elle était presque fière de sa réponse. Elle avait presque paru sûre d'elle, alors qu'elle était persuadée qu'elle partait droit dans le mur, et qu'il allait très brusquement la faire redescendre sur terre en anéantissant impitoyablement ses espoirs.

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