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 No one knows what it's like to feel these feelings ▬ Hadrien

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Eh mais c'est Madeleine Pons-Escoffier !
MAD ♠ begin to make it better

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MessageSujet: No one knows what it's like to feel these feelings ▬ Hadrien   Lun 28 Juin - 23:41


18h07. C'est l'heure à laquelle la sonnette d'alarme sonna dans la tête de Madeleine. Elle avait passé l'intégralité de son après-midi à glander sur son ordinateur, au détriment de la quantité effroyable de rangement qu'elle devait faire, soit à discuter avec sa correspondante anglaise de première via Skype, soit à dire du gros n'importe quoi à Hadrien via Facebook. Les nouvelles technologies auraient sa peau. Elle jeta un dernier coup d'oeil à l'heure, dans l'espoir d'avoir mal lu, mais elle fut obligée d'admettre que non. Très bien. Elle poussa un long soupir pour se donner du courage et sortit de sa chambre pour faire l'état des lieux. Arrivée jusqu'au salon, elle fut forcée d'admettre qu'elle était vraiment mal barrée. Outre le désordre ambiant, une odeur de nourriture brûlée lui titillait les narines - bien joué Maggie - et elle ne pouvait même pas se vanter d'être elle-même présentable. Le seul avantage à la situation : Maggie avait déserté le champ de bataille pour la soirée, donnant une raison vaseuse dont Maddie s'était contentée avec plaisir.

Quelqu'un de normalement constitué débarquerait aux alentours de 19h30. Il ne restait plus qu'à savoir si Hadrien était quelqu'un de normalement constitué. Il y avait des chances pour que cela ne soit pas le cas, ce qui la poussa à s'activer. Aussi surprenant que cela puisse paraitre venant d'une fille aussi bordélique qu'elle, elle se débrouillait bien quand il s'agissait de faire du rangement. Enfin "rangement", c'était un bien grand mot. Dans la majeure partie des cas, elle se contenta de déplacer les vêtements de Maggie qui ornaient le salon jusqu'à la chambre de l'intéressée, de débarrasser la cuisine de ses propres livres de cours en les jetant sur son bureau, ou encore de déposer délicatement les jouets plein de bave de chien sur l'oreiller de sa soeur histoire de pouvoir nettoyer le sol de l'appartement. Elle avait opté pour ces méthodes un peu draconiennes par manque de temps. En d'autres circonstances, elle aurait probablement fait la même chose, mais n'aurait pas eu d'excuse valable à fournir.

L'appartement était à peu près dans un état présentable, mais il fallait encore que Madeleine se prépare un minimum, puisqu'elle se voyait mal passer la soirée avec son short vert fluo et son vieux t-shirt déchiré, même si elle n'avait guère l'intention de se transformer en Miss Monde pour autant. Outre le fait qu'elle se sentait réellement en retard, elle était légèrement stressée - ce qui était très, très rare. Dans l'espoir naïf de se changer les idées, c'est accompagnée des Beatles qu'elle prit sa douche, chantant à tue-tête Obla-di Obla-da, et oubliant une nouvelle fois qu'elle ne disposait pas de tout le temps auquel elle aspirait. Ce ne fut que lorsqu'elle entendit la sonnette de l'entrée retentir qu'elle se rendit réellement compte du temps qu'elle avait passé sous l'eau. « MEEEEERDE ! » fut la seule chose qu'elle parvint à articuler tandis qu'elle s'habillait fébrilement, encore largement humide. « J'arrive. J'arrive. J'arrive. » Et ce fut dans un dérapage plus ou moins contrôlé qu'elle finit par ouvrir la porte, légèrement essoufflée.

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JE VENDS TOUT CE QUE J'AI contre tout ce qui me manque. Je vends ce qui s'achète contre ce qui n'a pas de prix. Je vends ce que je vaux contre ce qui m'est le plus cher. Et si ça ne vaut pas un clou, tant pis, je donnerai tout.
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Eh mais c'est Hadrien A. Perec !

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MessageSujet: Re: No one knows what it's like to feel these feelings ▬ Hadrien   Ven 2 Juil - 13:05

Jusqu'à présent, Hadrien avait passé la journée à ne rien faire, discutant de n'importe quoi avec Madeleine sur Facebook, ou pianotant au piano. L'appartement n'avait pas besoin d'être rangé. Tout était impeccable. Hadrien souffla. Il n'avait maintenant plus rien à faire. Maddie n'était plus connectée et l'envie de la voir le titillait un peu trop. Il se dit donc que de petites courses ne seraient pas en trop, étant donné les talents culinaires des deux demoiselles Pons-Escoffier. Il partit donc, claquant simplement la porte derrière lui. Dehors, il alluma une cigarette, et fourra sa main libre dans sa poche, histoire de voir combien il lui restait. Bien assez, pensa t-il. Il n'était pas un pro' en matière de cuisine, mais savait toutefois si faire. Sa mère lui avait appris quelques recettes basiques, mais qui "impressionnait les filles".

La supérette n'était plus qu'à quelques mètres à présent. Il jeta sa cigarette, et entra dans l'épicerie. Il remplit en quelques minutes le panier des ingrédients magiques, puis fila à la caisse. Il salua la jeune caissière qui lui fit de l'oeil. Ce qu'il ne remarqua d'ailleurs pas. Il n'avait que la demoiselle Pons-Escoffier en tête. Il sourit en partant, lançant, l'esprit ailleurs un « Merci, et bonne soirée. » Il sortit, le sac à la main, marchant rapidement vers l’appartement de la jeune femme. 19h20. Il y serait d’ici cinq minutes au grand maximum. Une autre cigarette, qu’il écrasa une fois en bas de l’immeuble de Madeleine. Il composa le code qu’il connaissait maintenant par coeur et monta les escaliers quatre à quatre, le coeur léger. Il sonna. Pas de réactions. Lui avait-elle fait un faux plan? Il savait très bien que non, mais se demandait où était-elle passé. Puis, après quelques secondes, il entendit sa voix. « J'arrive. J'arrive. J'arrive. » Il sourit en entendant les pas pressés derrière la porte, et le dérapage qu’elle réalisa pour ouvrir la porte. Elle apparut sur le seuil, essoufflée. Il lui sourit, montra le sac de provision et dit « Je viens te sauver. » Il lui vola un baiser et entra. « Maddie, je vais dans la cuisine déposer le tout et après je m’occupe de toi. » Il lui fit un clin d'oeil déposa le tout, mit ce qui devait être mit au réfrigérateur, et retourna vers le salon, ou la demoiselle l'attendait.

« Tu es trempée, je t’ai dérangé en pleine douche? » dit-il sur un ton mielleux et félin, en s’approchant doucement de Madeleine. « Si tu veux y retourner, ne te gêne pas » ajouta t-il, une moue coquine affichée sur son visage. Il s’assit dans un siège, frottant son visage de ses deux grandes mains. Il était heureux, mais fatigué. La nuit dernière avait été longue. « J’espère que tu as faim, j’ai prévu de ta faire un repas digne de ce nom. Et pas des knackis tous pourris. » Il fit un clin d’oeil. Même si, il le pensait un peu. « Mais je ne dévoilerais rien de ce qui t’attends mon chou. » Il sourit, vint jusqu’au canapé, où se trouvait Maddie. Il s’assit à côté d’elle, passa un bras autour de la taille fine de la demoiselle, la rapprochant de lui.

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MessageSujet: Re: No one knows what it's like to feel these feelings ▬ Hadrien   Ven 2 Juil - 19:13

La première chose qu'elle vit lorsqu'elle ouvrit la porte fut son visage. Elle avait encore du mal à se faire à la perfection indéniable de ses traits, à ce sourire qu'il arborait de plus en plus souvent, à ses yeux tout simplement envoûtants. Elle avait des difficultés à comprendre comment elle, la petite Madeleine d'un mètre cinquante-cinq les bras levés et perchée sur un tabouret, avec ses froncements de sourcils chroniques et ses grimaces pathétiques, avait pu attirer l'attention d'une personne comme lui. Mais en cet instant, elle s'en fichait. Légèrement haletante à cause de sa petite course à travers l'appartement, elle posa son regard sur le sac qu'il tenait à la main, puis de nouveau sur son visage, un sourire se dessinant peu à peu sur ses lèvres.

« Je viens te sauver. » Oui, et il était temps. Cela n'avait jamais dérangé Maddie de cuisiner, mais elle n'y prenait pas vraiment de plaisir. Alors quand elle n'avait que sa bouche à nourrir, elle avait tendance à sauter la case repas. Elle fut légèrement surprise par le bref baiser qu'il lui donna. Sa spontanéité la désarçonnait souvent, mais elle n'allait vraiment pas s'en plaindre pour autant. « Maddie, je vais dans la cuisine déposer le tout et après je m’occupe de toi. » «OK. Ne te perds pas en route. » Elle resta un instant sur le pas de la porte puis finit par rentrer en refermant d'un léger coup de pied. Elle se retint de faire sa petite danse du réjouissement lié à la fois au fait de le voir et à celui qu'il ne lui ait pas fait faux bond, ce qu'elle avait légèrement craint - comme toujours. Le clin d'oeil qu'il lui avait adressé l'avait mise de vraiment bonne humeur, et c'est d'un pas léger qu'elle se dirigea vers le salon.

« Tu es trempée, je t’ai dérangé en pleine douche? » Maddie ne l'avait pas entendu revenir, mais elle savait néanmoins qu'il était dans le coin, puisqu'elle ne l'entendait plus ranger les provisions qu'il avait eu la bonne idée d'apporter. Elle lui fit un petit sourire coupable, accompagné d'un léger haussement d'épaules. «"dérangé" est un bien grand mot, mais c'est un peu ça. » Elle n'osa pas lui dire qu'elle était vraiment, vraiment en retard, et que c'était dû à une nouvelle théorie qu'elle tentait d'expérimenter, et qui en gros stipulait que plus on attendait le dernier moment, plus le temps passait vite et l'attente paraissait courte. « Si tu veux y retourner, ne te gêne pas » Elle ne tenta même pas de dissimuler son sourire et afficha même une mine presque aguicheuse. « Très bien. Tu viens avec moi ? » Elle le regarda se frotter vigoureusement le visage, ne remarquant qu'à ce moment la fatigue qui se lisait sur ses traits. « En fait non, ça ne serait pas très raisonnable vu ton état. T'es crevé. » Elle lui jeta un coup d'oeil légèrement réprobateur mais s'abstint de faire tout commentaire. Les activités nocturnes du jeune homme ne la concernaient en rien, même si elle n'aimait pas vraiment le voir dans cet état. « J’espère que tu as faim, j’ai prévu de te faire un repas digne de ce nom. Et pas des knackis tous pourris. » avait-il enchaîné avec un clin d'oeil. « Monsieur, il serait temps que vous respectiez ce qui a permis la survie de votre dulcinée pendant des années. Les knackis c'est très bon pour la santé. » Elle hocha vigoureusement la tête afin d'appuyer ses propos totalement débiles. « Et vous constaterez par la même occasion que cela n'a en rien nui à sa ligne. »

« Mais je ne dévoilerais rien de ce qui t’attends mon chou. » Il s'assit à côté d'elle et, s'emparant de sa taille, la rapprocha de lui. Elle posa pensivement sa tête sur son épaule, sentant sa curiosité se réveiller après ces paroles. Elle se sentait légèrement frustrée. Elle savait pertinemment qu'il n'était pas du genre à cracher le morceau sous prétexte qu'on le lui demandait, mais elle se voyait vraiment mal rester de marbre face à cette petite phrase qui, de toute évidence, avait pour but de la narguer. Elle se dégagea doucement de l'étreinte du jeune homme et s'assit sur ses genoux, lui faisant face. Elle lui vola un baiser avant de prendre un air craquant qu'elle ne se savait pas capable d'arborer. « Juste un indice. Je ferai comme si je savais rien. Promis. »

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MessageSujet: Re: No one knows what it's like to feel these feelings ▬ Hadrien   

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